paradoxes de l'homeopathie

L’homéopathie est l’approche thérapeutique de tous les paradoxes. Très active quand elle est préparée artisanalement alors que les produits massivement vendus en pharmacie semblent agir de moins en moins. Globale dans son fondement, elle est parfois allopathique dans sa pratique quotidienne. Ignorée par la médecine scientifique parce que non explicable chimiquement, elle est de plus en plus plébiscitée par un public satisfait de ses effets.

Évoquer l’homéopathie de manière objective et impartiale conduit à poser des questions qui n’ont pas toujours de réponse. C’est en effet une médecine avant tout expérimentale, qui observe des faits plus qu’elle ne les explique. Celles et ceux qui ont connu une forte réaction sous l’effet d’une haute dilution savent que le produit ne peut se réduire à l’eau chargée d’un effet placebo, sans pour autant savoir comment il fonctionne.

Un débat stérile

Le débat entre esprits rationnels et convaincus de l’homéopathie est un dialogue de sourd. D’un côté, ne connaissant que la chimie comme mécanisme actif sur le vivant, on s’appuie sur l’absence d’explication crédible. Le rejet est immédiat, sans appel. De l’autre, le fondement est avant tout la foi en cette médecine qui répond à tant d’attente. De ce fait, il y a souvent des généralisations et des affirmations douteuses. Ce débat est stérile.

Il est inutile de vouloir convaincre un sceptique avec quelque chose qui ne peut passer la porte étroite de son système de pensée. Les études cliniques qui leur sont présentées avec des résultats positifs sont toujours rejetées pour procédure insuffisante. Une telle intransigeance pourrait invalider bien des médicaments si elle leur était appliquée de la même manière !

En échange, un peu de respect pour ceux qui se soignent ainsi et en sont satisfaits serait un signe de tolérance…

Un mode d’action énergétique et réactif

Les homéopathes savent depuis longtemps que les remèdes homéopathiques font réagir un organisme, que cette réaction ne se réduit pas à une stimulation de l’immunité, qu’il existe différents modes de réactions selon le terrain individuel, et que plus la dilution est forte, plus la réaction est profonde.

Le principe de similitude est une approche révolutionnaire en médecine. Il ne s’agit plus d’aller contre en s’opposant extérieurement à un processus pathologique, mais d’aller avec en stimulant une réaction appropriée, venant de l’intérieur, face au problème. Cela veut dire reconnaître la capacité du corps à organiser lui-même son processus de guérison, ce qui dérange toujours les partisans de la biologie mécaniste (pour qui les organismes sont des machines sophistiquées).

Le fait d’agir à forte dilution, avec au-delà de 9CH plus aucune trace de principe actif, montre que ce n’est pas la molécule chimique qui est en cause, mais sa trace mémorisée dans la structure intime de l’eau. Cette information est capable de se transmettre par voie électromagnétique et agir sur la physiologie de l’organisme, comme l’ont montré les travaux de Benvéniste, confirmés par la suite (ce que nient les septiques, qui ne lisent pas les revues où ces confirmations ont été publiées…). Les remèdes homéopathiques provoquent donc une réaction à un niveau plus subtil que l’organisation biochimique de la matière. Ils agissent au niveau « vibratoire », là où les phénomènes sont biophysiques et non plus biochimiques. Et l’on sait depuis longtemps, grâce aux médecines énergétiques traditionnelles, que ce qui se passe au niveau vibratoire précède la manifestation fonctionnelle et organique.

En déclenchant au niveau vibratoire une réaction spécifique à un problème, l’organisme met en œuvre une réaction capable de résoudre le problème, d’où cette action suivant le principe de similitude, qui peut être efficace, sans effet toxique et qui n’agit que sur les organismes réactifs au produit employé.

En utilisant de même principe (similitude, dilution, réaction), l’approche du thérapeute peut être aussi bien uniciste (centrée sur le terrain individuel), que pluraliste (centré sur le symptôme), sans qu’il y ait de contradiction.

Une efficacité en danger ?

Mais attention, pour que ce mécanisme fonctionne au mieux, la dilution doit être préparée avec soin. La qualité des matières premières servant à faire les teintures mères est essentielle. La dynamisation n’est pas un rituel symbolique, mais l’opération pendant laquelle l’eau s’active en intégrant l’information dans sa structure. Les produits que l’on trouve le plus souvent aujourd’hui sont fabriqués en trop grande quantité pour respecter un processus optimal. Et les remèdes homéopathiques, victimes de leur succès, pourraient devenir assez proches de placebos, donnant alors raison aux sceptiques qui les considèrent comme tels !

Heureusement, il existe encore des laboratoires qui ont gardé une taille raisonnable et sont suffisamment conscients l’importance du processus de préparation pour le respecter. Certains homéopathes, déçus par les résultats des granules industriels, demandent à leurs patients de se fournir auprès de ces laboratoires…

 

Historique

Critique des sceptiques

7 Commentaires

  1. Toutes ces réflexions sont fort intéressantes car elles disent toutes une part de vérité sauf sans doute la réflexion de « Khi » qui manque de sources et qui n’est pas au courant des recherches du Pr Luc Montagnier. Il est vrai que LHF était un laboratoire à hauteur humaine qui fabriquait avec amour. Dolisos a continué car l’esprit LHF y demeurait. Maintenant Boiron qui avait le même esprit grâce à ses fondateurs Jean et Henri (que j’ai bien connus)a évolué vers un esprit de rentabilité qui n’est pas très favorable à l’homéopathie « vraie ». Cela ne veut pas dire que les remèdes délivrés ne fonctionnent pas mais il est préférable pour eux de vendre l’oscillococcinum pour lequel ils ont concocté une pathogénésie approximative afin d’en faire un remède homéopathique; ce qu’il n’est pas vraiment. Enfin, disons que c’est « l’état d’esprit Boiron ». Ils ont l’argent et le pouvoir et que fait l’homme qui détient ces deux ingrédients? 
    Quant à l’homéopathie elle-même n’oublions pas qu’elle est basée sur la loi de similitude et que pour essayer de trouver le simillimum ou deux voire trois simile il faut un interrogatoire rigoureux et sans faille et cela ne peut se faire avec une recette (sauf peut-être pour certains cas aigus. L’avantage d’une recette, c’est qu’elle peut arriver à convaincre les sceptiques. Nous sommes dans un monde qui veut des preuves scientifiques. C’est bien mais les indiens d’Amérique ont guéri la comtesse de Cinchon des fièvres palustres avec l »écorce de quinquina sans connaître la quinine. Et ils s’en foutait de la quinine. Actuellement pour ne donner que cet exemple, la médecine officielle guérit les polypes de la vessie par des injections intravésicale d’immucyst qui n’est rien d’autre que du BCG et ils ne savent pas comment ça marche. Alors les études oui mais avec parcimonie et modestie. Enfin effectivement il ne faut convaincre personne. Un peu d’humour pour terminer ma diatribe mais c’est ce quqe je dis aux sceptiques. J’ai soigné pendant 40 ans mes patients en me servant de l’homéothérapie (parce que ça ne marche pas et c’est pour ça que mes patients sont revenus me consulter.  
    Passez de bonnes fêtes et encore bravo à Jacques B. Boislève pour ce blog et pour son ouverture d’esprit.
    Il nous manque des gens comme lui.

  2. A quels laboratoires de taille humaine peut-on s’adresser ? Boiron semble avoir le monopole.
    Je leur ai écrit pour leur dire que leurs granules fonctionnaient beaucoup moins bien qu’il y a dix ou quinze ans. Pas de réponse.
    Je leur ai demandé pourquoi ils avaient abandonné les tubes opaques pour les remplacer par des tubes opalescents (qui laissent passer la lumière laser des lecteurs de code-barres… Pas de réponse.
    Je suis très déçue par leur politique de plus en plus commerciale.

  3. En tant que physico-chimiste, je ne peux accorder aucun crédit au pseudo explications de la mémorisation dans l’eau. Une telle structure serait hautement instable et facilement détruite par la chaleur. Enfin aucune expérience conduite par des physico-chimistes n’a permis d’observer ces soit disantes empreintes dans l’eau. Plutôt que d’essayer de justifier par la physique les résultats positifs – à en croire certains patients- de l’homéopathie, vous devriez publier de véritables études cliniques.

  4. Hélas…
    les choses me paraissent pires que décrites car l’homéopathie est une véritable thérapeutique, exigeante (et valorisante) pour le praticien qui l’exerce et qui ne fait pas une « homéopathie allopathique ».
    Je cherchais il y a quelques mois une matière médicale et un répertoire d’homéopathie dans une grande librairie médicale parisienne : j’ai mis un temps fou à trouver le meuble dans lequel les livres d’homéopathie étaient proposés : une petite bibliothèque de 1m de large sur 1,20m de haut, vaguement remplie… d’ouvrages de vulgarisation à l’usage de l’automédication familiale.
    Je n’ai rien contre l’automédication mais la richesse de l’homéopathie comme médecine de terrain ne réside pas là. Elle ne réside d’ailleurs pas seulement dans la qualité des remèdes mais aussi dans la qualité de l’homéopathe !
    J’ai eu l’impression d’assister à la mort programmée de l’homéopathie. Et je reste avec mes vieux livres usés et peu présentables mais qui continuent de soutenir et nourrir ma pratique !

  5. Nous nous soignons avec de l’homéopathie uniciste et commandons les dilutions korsakhoviennes dans des pharmacies spécifiques en France et en Suisse qui produisent ou commercialisent des granules et globules reconnues pour leur haute qualité. 
    Concernant les blessures et incidents de la vie quotidienne nous consommons des granules « standard », que l’on trouve dans n’importe quelle pharmacie mais demandons que les tubes ne passent pas à la douchette (code barre).

  6. Je suis surpris par votre mise en cause des produits Boiron (non cités mais facilement reconnaissables !). Cela fait des années que je les utilise et que j’en obtiens entière satisfaction.

    • Merci pour cette précision. En fait il ne s’agit pas de dénigrer les produits Boiron qui sont le plus souvent à la hauteur des attentes, mais de pointer que certains homéopathes pensent qu’on peut mieux faire avec l’homéopathie, et montrer où commence une dérive dont on ne sait pas où elle va mener.

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